À Nouméa, la Commission du Pacifique sud se penche sur les ressources forestières et l’agroforesterie

À Nouméa, la Commission du Pacifique sud se penche sur les ressources forestières et l’agroforesterie

Rédigé le 09/03/2020
J.-T

Une forêt de niaoulis en Nouvelle-Calédonie ©Wikicommons

Pour la première fois dans les Pays et Territoires d’Outre-Mer du Pacifique (PTOM), la gestion intégrée des ressources forestières et l’agroforesterie font lieux d’un atelier régional technique rassemblant les acteurs du secteur en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française ainsi que Wallis et Futuna et des experts des Fidji et d’Australie.

Cet atelier s’effectue dans le cadre du projet PROTEGE, financé par l’Union européenne au travers du 11ème FED. L’objectif est de « créer une dynamique régionale de coopération » à ce sujet. « Incendies, pénuries d’eau, perturbations dues aux inondations et plus largement impacts liés au changement climatique… Ces dernières années particulièrement, la forêt a connu de très fortes dégradations. Cependant, elle représente des enjeux forts sur le plan environnemental, économique, social et culturel pour les communautés océaniennes », constate la CPS dans un communiqué.

« On va voir comment travailler sur les fonds de compensation. On voit que c’est un axe fort qui pourrait ressortir » explique Peggy Roudaut, responsable du projet PROTEGE. « Dans le monde entier, les gens compensent leurs émissions, leurs voyages (…) » poursuit-elle, soulignant l’idée de faire bénéficier « ces fonds internationaux de compensation carbone » aux territoires. « On va travailler aussi sur l’agroforesterie » avec des projets « déjà prêts à être financés ».

Pendant cet atelier qui a débuté ce lundi et se clôturera ce vendredi, quatre thèmes seront abordés lors des échanges : l’économie forestière (sylviculture, exploitation d’essences nobles, plantes aromatiques, médicinales et cosmétiques, artisanat, etc.); les services écosystémiques de support et de régulation (préservation de la biodiversité, protection des bassins versants, restauration écologique, etc.) ; l’agroforesterie (mode de production résilient en cohérence avec les pratiques traditionnelles océaniennes) et la compensation carbone (mécanismes de financement de la protection, restauration des massifs forestiers).