Pêche illégale en Guyane : Deux tapouilles surinamaises et un navire brésilien arraisonnés

Pêche illégale en Guyane : Deux tapouilles surinamaises et un navire brésilien arraisonnés

Rédigé le 13/09/2019
J.-T

La préfecture de Guyane a annoncé dans un communiqué le déroutement et arraisonnement de deux tapouilles surinamaises et un navire brésilien dans les eaux du département, le 10 septembre. Le communiqué ci-dessous. 

A l’ouest de la zone maritime de la Guyane, dans la mer territoriale française, à 33 nautiques de la frontière avec le Surinam, la VCSM « Organabo » de la gendarmerie maritime (port base Kourou) a procédé à un contrôle des pêches sur deux tapouilles surinamaises dissimulées dans un bras de mangrove, au niveau de la Counamama, la rivière d’Iracoubo.

Ce contrôle s’est traduit par la saisie de 18 km de filets, relevés par « La Caouanne », le navire de la marine nationale dédié à cette activité, et la destruction de 2 335 kg de poissons et de 45 kg de vessies natatoires (ce qui représente environ 1,3 tonnes de poissons rejetés à la mer après prélèvement de la vessie).

À l’est, un navire de pêche sans nationalité établie a été pris en flagrant délit de pêche illégale dans les eaux territoriales françaises, à 0,3 nautiques des côtes de la Guyane, par la VCSM « Mahury » de la gendarmerie maritime (port base Cayenne). En lien avec le centre national de surveillance des pêches (CNSP – Etel), la direction de la mer de Guyane a ordonné le déroutement et la saisie de ce navire.

Cette opération, qui a nécessité une coordination de l’information et de l’action des différents services concernés (préfecture, parquet, police aux frontières, aide sociale à l’enfance, notamment) par le bureau « action de l’État en mer », s’est conclue par l’arraisonnement du navire, du produit et des engins de pêche, ainsi que par la mise en garde à vue du capitaine, qui a déclaré venir d’Oiapoque, localité de l’État de l’Amapa, située sur les rives du fleuve Oyapock qui marque la frontière entre la Guyane et le Brésil.