Biodiversité : Emmanuel Macron confirme une réserve naturelle aux Glorieuses et évoque une aire protégée en Polynésie

Biodiversité : Emmanuel Macron confirme une réserve naturelle aux Glorieuses et évoque une aire protégée en Polynésie

Rédigé le 13/02/2020
J.-T

Depuis Chamonix, le président de la République Emmanuel Macron a lancé l’Office français de la biodiversité ce jeudi 13 février. Dans son discours, le chef de l’État a évoqué les îles Glorieuses dans l’Océan Indien ou encore, la Polynésie française et ses 5 millions de km2 de ZEE. 

Sur les îles Glorieuses, Emmanuel Macron a confirmé la création d’une réserve naturelle nationale d’ici juin prochain. « Nous étendrons celle des Terres australes (et antarctiques française, ndrl) sur les îles Crozet, Saint-Paul, Amsterdam et Kerguelen. (…) C’est un impératif à la fois de préservation de la biodiversité présente et d’amélioration de notre présence scientifique indispensable », a ajouté le président de la République.

En octobre dernier, alors qu’il était en visite dans l’Océan Indien, Emmanuel Macron était passé par la Grande Glorieuse, entre sa visite de Mayotte et de La Réunion. Il avait alors déjà évoqué la création d’une réserve naturelle dans cet archipel des Îles Éparses. Le chef de l’État avait également agacé l’État malgache voisin qui revendique ces îles.

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Dans son discours ce jeudi, le président de la République s’est également exprimé sur la Polynésie française, où il se rendra à la mi-avril. En 2016, alors qu’il était en déplacement aux îles Hawaii à l’occasion du Sommet de l’Océan Pacifique organisé par l’UICN, le président polynésien annonçait la création de la plus grande aire marine gérée au monde en 2020 : Tainui atea (le grand rivage lointain) englobant l’ensemble de la ZEE de la Collectivité, soit 5 millions de km2.

Pour Emmanuel Macron, cette aire marine gérée « pourrait à terme, si la Polynésie le souhaite (…), devenir une aire protégée ». Une idée que le chef de l’État souhaite évoquer lors de son déplacement sur ce territoire, où il doit rencontrer les chefs d’États insulaires du Pacifique à l’occasion d’un One Planet Summit, dédié à « préservation des coraux et la pollution dans le Pacifique ». Sur place, le président de la République pourrait également être amené à s’exprimer sur la dépollution des atolls polynésiens ayant servis aux essais français.

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