Grand conseil coutumier : L’orpaillage illégal et l’Aménagement des sauts au Coeur des discussions de la 7ème plénière

Grand conseil coutumier : L’orpaillage illégal et l’Aménagement des sauts au Coeur des discussions de la 7ème plénière

Rédigé le 09/10/2019
Eline Ulysse

© Facebook Yanuwana

Les représentants des peuples amérindiens et bushinengés de Guyane sont réunis à Apatou pour aborder les questions de l’aménagement des sauts des fleuves guyanais mais aussi de la problématique de l’orpaillage illégal.

Pour la 7ème plénière du Grand conseil coutumier, les membres ont auditionné pour la première fois la cellule lutte contre l’orpaillage illégal, alors qu’une importante saisie de matériels destinés à un site d’orpaillage clandestin a été intercepté par les agents de la brigade des douanes de Saint-Laurent-du-Maroni la semaine dernière. Interrogé par Guyane la 1ere, Christophe Pierre vice-président du grand conseil coutumier a fait état «d’une réglementation française plus douce en matière d’intervention sur les sites illégaux». « On a appris que la France a remboursé une barge détruite du côté du Surinam, c’est aberrant ! Qui nous rembourse la destruction de nos fleuves et de nos cours d’eau ou la santé de nos enfant ?» interroge Christophe Pierre.

Il dénonce également l’absence de coopération sur ce sujet avec les pays voisins, le Brésil et le Surinam. « Ils se fichent de nous avec notre réglementation assez douce. Aujourd’hui, les populations amérindiennes et bushinengés, nous sommes les premières à subir cette situation de non-coopération» ajoute-t-il.

Le vice-président du Grand Conseil coutumier ne semble pas réfractaire à déposer une action devant les cours internationale. « A un moment donné, il faut sûrement envisager à porter plainte, amener le Surinam et le Brésil qui dégradent le cadre de vie des Guyanais et des populations amérindiennes et bushinengés devant une cour internationale qui les condamnerait».

Le Grand conseil coutumier s’est entretenu avec la Deal au sujet de l’aménagement des sauts. afin de faciliter la circulation des pirogues sur les fleuves de l’Oyapock et du Maroni. Un aménagement qui n’est pas d’un bon oeil par les populatios bushinengués. Ces derniers craignent que la modification de ces sauts viennent perturber la migration des poissons qui transitent dans ces eaux mais également une accentuation de la sécheresse du fleuve durant la saison chaude.