Contrat de convergence et de transformation : Bien-être et épanouissement, filières porteuses et attractivité pour la Martinique

Contrat de convergence et de transformation : Bien-être et épanouissement, filières porteuses et attractivité pour la Martinique

Rédigé le 13/08/2019
J.-T

Lundi 8 juillet, sept collectivités d’Outre-mer ont signé, avec le président de la République, le Premier ministre, la ministre des Outre-mer et sept ministres du gouvernement, les premiers Contrats de convergence et de transformation (CCT).

Chaque semaine durant cet été, Outremers 360 vous propose de découvrir ce que contiennent ces contrats de convergence, les futurs projets financés par l’État et les collectivités locales. Après la présentation du contrat de convergence de la Guyane, de Wallis et Futuna, de La Réunion et Saint-Pierre et Miquelon les semaines précédentes, nous vous proposons de découvrir aujourd’hui le contenu du contrat de convergence de la Martinique, d’un montant de 473,9 millions d’euros. 

Ce montant est réparti entre l’État (182,4 millions d’euros), la Collectivité territoriale de Martinique (268,5 millions d’euros) et les EPCI (23 millions d’euros). Combiné aux crédits valorisés des signataires (État 103,3 millions d’euros, CTM 78,4 millions d’euros, EPCI 4,1 millions d’euros), des fonds européens (145,3 millions d’euros) et des autres partenaires (48,6 millions d’euros), cet effort permettra de financer 853,6 millions d’euros d’opérations sur la période 2019-2022.

Le CCT signé avec l’État permettra de bâtir l’avenir de la Martinique autour de 3 grandes priorités. En premier lieu : favoriser le bien-être et l’épanouissement de la population. Cela passe notamment par le financement de l’intégration sociale et professionnelle des jeunes (215,3 millions d’euros), via la formation professionnelle avec la mise en œuvre du Pacte d’investissement dans les compétences (163 millions d’euros), l’enseignement avec la création du Pôle Universitaire de Santé (18 millions d’euros). La culture et le sport (58,3 millions d’euros), les soins médicaux et la prise en charge sociale (24,6 millions d’euros), des études pour favoriser l’accès au logement et la création d’un GIP pour la constitution des titres de propriété́ (2,7 millions d’euros) seront également soutenus.

La deuxième priorité consiste à investir dans les filières porteuses. Ce volet vise à asseoir davantage le développement économique de la Martinique sur la valorisation de ses ressources : la structuration des filières (8,3 millions d’euros), le nautisme (70,7 millions d’euros), le tourisme (54,2 millions d’euros), le développement du potentiel énergétique (16 millions d’euros), le numérique (15 millions d’euros), la filière BTP (0,9 million d’euros), la biodiversité (3,2 millions d’euros), l’économie circulaire (13 millions d’euros) et la valorisation des sargasses (26,4 millions d’euros). Des projets structurants pour le territoire seront financés : l’aménagement du Grand Port Maritime (33,9 millions d’euros), la création et la modernisation d’équipements pour la plaisance (21,2 millions d’euros).

Enfin, la troisième priorité concerne l’attractivité et l’accessibilité de la Martinique. Il s’agira de favoriser un aménagement du territoire plus équilibré et prenant mieux en compte les enjeux climatiques : améliorer la résilience du territoire à l’égard des risques naturels (73,3 millions d’euros), notamment à travers la mise en œuvre de la seconde phase du Plan Séisme Antilles (60,5 millions d’euros). L’achèvement du déploiement du très haut débit (148,4 millions d’euros), la mise en œuvre du plan Eau DOM (56,1 millions d’euros), la réhabilitation des ZAE et l’aménagement des centres-bourgs (47,1 millions d’euros) ainsi que l’amélioration de la sécurité routière (920 000€) sont autant de projets qui seront financés par le CCT.

Parmi les projets emblématiques du CCT de la Martinique, on retrouve la création de l’internat de la réussite du lycée polyvalent Victor Anicet de Saint-Pierre, le pacte d’investissement dans les compétences, la création du lycée de la mer et de l’institut de l’économie bleue et de la mer, l’accompagnement de la transition énergétique, la création et la modernisation d’équipements portuaires pour la plaisance, le développement de l’économie circulaire, le plan séisme et la conception et construction de quartiers adaptés aux risques naturels dont les risques littoraux, et pouvant accueillir des sinistrés climatiques.