Coronavirus: Des élus d’Outre-mer réclament des masques et des respirateurs à l’État

Coronavirus: Des élus d’Outre-mer réclament des masques et des respirateurs à l’État

Rédigé le 26/03/2020
Eline Ulysse

Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé mercredi l’envoi de deux porte-hélicoptères pour aider les Outre-mer face au coronavirus, des élus réclament d’abord plus de masques et de respirateurs.

L’annonce par le président Emmanuel Macron de l’envoi de deux porte-hélicoptères dans l’océan indien, aux Antilles et en Guyane pour aider les Outre-mer face au coronavirus ne doit pas empêcher de prévoir des mesures immédiates, ont souligné jeudi des élus de ces territoires.

À Mayotte, le député LR Mansour Kamardine, qui réclamait depuis plusieurs jours l’envoi d’un porte-hélicoptères de l’armée avec ses capacités hospitalières, prend note d’un début de réponse du gouvernement, qui nécessitera d’être précisé et complété.

Car en premier lieu, Mayotte a besoin, en urgence, de l’envoi par frêt aérien de matériels de sécurité sanitaire, de masques, de gants, de lunettes de protection, de gel hydroalcoolique, de blouses, de réserves d’oxygène, de respirateurs, de tests rapide en nombre, de réactif pour les laboratoires d’analyse médicale, de médicaments notamment d’un stock de précaution de chloroquine, dit-il.

« Ralentir la catastrophe humaine »

En Guadeloupe, la présidente du département Josette Borel-Lincertin (PS) souligne que toute mesure exceptionnelle est bonne dans une situation exceptionnelle. Mais pour ma part je reste d’abord sur les besoins urgents de la Guadeloupe : 20 respirateurs, des approvisionnements réguliers et en volume de masques et des réactifs pour intensifier les tests. Le tout dans les meilleurs délais.

Même constat en Martinique : pour la députée (apparentée PS) Josette Manin, le dispatching de ces engins me paraît correspondre à une méconnaissance de ces territoires ultramarins et de leur étendue. L’urgence aujourd’hui c’est d’accélérer le processus de production massive de matériels tels que masques, gants, blouses, respirateurs, pour ralentir la catastrophe humaine qui nous attend.

Le sénateur Maurice Antiste (PS) juge que le président nous envoie de gros moyens mais qui ne correspondent pas pour l’instant à nos besoins. […] L’urgence réside dans les besoins exprimés par tout le personnel médical, concernant des masques, des moyens de dépister.

Pourquoi ne serions-nous pas le premier territoire à bénéficier d’un dépistage global, vu notre caractère insulaire, ça irait vite, demande-t-il également.

Avec AFP

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